13 mai 2008
Le franc-parler
François Bayrou, invité de l'émission "Le franc-parler", lundi 12 mai a déclaré qu'il avait l'intention de déposer un amendement dans le cadre de la réforme des institutions pour favoriser "l'indépendance des médias". "Le problème des institutions françaises, c'est que le pouvoir se teinte d'absolutisme", a-t-il regretté. Lors de la discussion sur la réforme des institutions, à partir du 20 mai à l'Assemblée, "je déposerai un amendement qui dira que, comme les partis politiques représentent le pluralisme et concourent à son expression, de la même manière, les médias concourrent à l'information pluraliste des citoyens et qu'il faut donc des règles d'indépendance", a dit M. Bayrou. Selon lui, "le poids médiatique est tel aujourd'hui qu'il faut garantir son indépendance". ...
François Bayrou a par ailleurs affirmé que "les accusations" du président Nicolas Sarkozy contre l'Agence France-presse (AFP) "n'étaient pas fondées". " L'AFP est un atout pour l'information en France. Je le dis pour l'avoir expérimenté", a affirmé M.Bayrou. Il a expliqué que, pendant la campagne en vue de de l'élection présidentielle, les candidats, "quelle que soit leur étiquette, tous ceux qui n'étaient pas favoris, trouvaient dans l'AFP un lieu de confiance".
M. Bayrou a cependant admis avoir lui-même "passé un ou deux coups de fil, dans des moments de tension", à la direction de l'AFP. La semaine dernière, lors d'une réception à huis clos des députés UMP à l'Elysée, Nicolas Sarkozy s'en était pris à plusieurs médias, et avait accusé, selon plusieurs participants, le Parisien, l'Express et l'AFP de ne pas avoir suffisamment relayé la condamnation Mme Royal, son adversaire en 2007. De son côté, l'UMP avait accusé l'AFP de "censure" pour n'avoir pas diffusé un de ses communiqués.
D'autre part, faisant allusion à la demande formulée samedi par le président Nicolas Sarkozy que "la traite des noirs, l'esclavage ainsi que leur abolition" soient inscrits dans les programmes de l'enseignement primaire dès la prochaine rentrée scolaire ou encore à la suggestion du chef de l'Etat, en février dernier, que les élèves de CM2 portent "la mémoire d'un enfant de la shoah", François Bayrou a déclaré "Ce n'est pas au président de la République, à chaque fois qu'il y a de l'émotion, de changer les programmes scolaires. Ce n'est pas de sa responsabilité".
Selon François Bayrou, le président "peut suggérer, demander, mais cette décision souveraine qui consiste à dire +à partir de la rentrée prochaine, je décide qu'on étudiera ça et ça+, pour moi, c'est de l'abus de pouvoir". "Le président de la République n'a pas tous les pouvoirs en France et en particulier, de changer les programmes (scolaires). Aujourd'hui, c'est Nicolas Sarkozy, demain ce pourrait être quelqu'un d'autre, avec de toutes autres opinions et des opinions condamnables", a-t-il fait valoir. "Dans un pays comme le nôtre, de séparation des pouvoirs, le président de la République ne peut pas décider tout seul (...) C'est le fait du prince, on fait comme si le fait du prince était normal. Eh bien, pour moi, même sur un sujet parfaitement justifié, le fait du prince n'est pas normal", a-t-il insisté.
Il a également fait remarquer que la question de l'esclavage était "dans les programmes depuis des années".
13:24 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
12 mai 2008
Article "Marianne 2"
Bayrou, ce moucheron que Sarko n'arrive pas à écraser
Par Nicolas Domenach.
Isolé à l'Assemblée, persécuté par la droite et la gauche réunies, le Béarnais reste présent dans le coeur des Français.
François Bayrou est seul. Très seul. De plus en plus seul, exilé là-haut tout là-haut, au plus haut des gradins de l'Assemblée nationale avec les non inscrits, dans ce qu'il appelle « le pigeonnier de la liberté ». Solitaire donc, mais vivant. A ses côtés ne reste plus que son ami Pyrénéen, le fidèle Jean Lassalle, ce géant chantant qui bat des mains comme des ailes quand son chef tente de prêcher… dans le désert parlementaire.
La droite fait en effet comme s'il n'existait plus, ne lui accordant pas même l'aumône d'un regard ou d'une attention lorsqu'il se manifeste. Le brouhaha du mépris accompagne ses rares propos. L'UMP se distrait ostensiblement, mais la gauche aussi, qui ne veut pas lui accorder davantage d'existence, encore moins peut-être, et vaque à son courrier comme à ses conversations quand le président de l'UDF s'exprime à la tribune de l'Assemblée nationae. C'est rare ; le règlement du parlement est fait justement pour que les orphelins de groupe soient réduits à la portion congrue. Or, la portion congrue, encore plus réduite après sa défaite aux municipales dans sa bonne ville de Pau, cette demi-portion que les derniers des derniers sénateurs UDF ont entrepris d'abandonner sous la férule exigeante du président de la République en personne, cet avorton du Centre ne perd pas le sourire.
Bayrou, « Lou ravi du Béarn » comme l'appellent méchamment ses ennemis, et il en a beaucoup, a été requinqué par les récentes enquêtes d'opinion qui prouvent qu'il existe encore. C'est la force de ce thermomètre-sondagier, il peut vous donner une « bonne » fièvre. Il y a d'abord eu le sondage CSA-Marianne qui lui accordait 19 % d'intention de vote pour la prochaine élection présidentielle. Soit un point de plus qu'après le premier tour de 2007, alors qu'il a raté l'entre deux tours et que la stratégie d'alliance tous azimuts aux élections municipales a été pour le moins erratique. Nicolas Sarkozy en a pourtant profité pour répéter la consigne d'extermination et s'énerver contre ceux qui ne la suivent pas, tel Alain Juppé : « il faut écraser l'infâme… ». Le chef de l'Etat est bien obsédé par ce moucheron dont il ne parvient pas à se débarrasser.
Car la stratégie d'éradication poursuivie par le président en personne ne fait pas de doute. Il l'a suffisamment répété à ses proches, parfois avec colère, car leur écoute est trop molle, nonchalante : « Nous avons laissé Bayrou survivre en 2002 et il n'a cessé de nous pourrir la vie. Il faut éviter à tout prix qu'il puisse nous prendre des voix en 2012 ». Voilà pourquoi les manœuvres de déstabilisation ont repris de plus belle au Sénat - un sénateur en moins c'et de l'argent en moins pour le parti bayrouiste - et voilà pourquoi Sarkozy presse aussi le Nouveau Centre de se structurer et de s'organiser davantage ; le jeune Jean-Christophe Lagarde, député de Seine Saint-Denis est ainsi particulièrement mis en avant, car lui connaît bien Bayrou et peut donc lui faire mal… », dit-on à l'Elysée.
Mais Bayrou commence à avoir le cuir vraiment épais, même si lui pèse cette quarantaine de pesteux qu'il doit subir avec Marielle de Sarnez. Tant que les Français et les militants ne le lâchent pas, ça va. Or non seulement ils ne l'ont pas rayé du paysage mais encore ils veulent le réintroduire dans le jeu. C'est lui qu'ils plébiscitent ainsi comme futur Premier ministre pour succéder à Fillon, loin devant Kouchner, Alliot-Marie, Juppé, Borloo, Dati… Il a en lui quelque chose de calme, de déterminé, de paysan, et pour cause, qui rassure face au président Zébulon. En dépit des critiques sur ses inconséquences et sa grosse tête, sa personnalité ne rebute pas. Mais plus encore, ses critiques de fond du sarkozysme sont partagées par les Français, alors qu'il les a exprimées le plus tôt et le plus durement : son refus de l'argent roi et du culte des idoles tocs comme de la réussite tic, son exigence de partage et d'équité, ses appels à plus de retenue dans l'exercice d'une fonction royale que ce spécialiste d'Henri IV a toujours voulue plus majestueuse et plus rassembleuse, son langage de vérité sur les déficits et son exigence de ne plus jeter l'argent par les fenêtres, sa détestation du modèle américain de consommation et de perte d'être… »etc… Sur le fond, les Français lui ont donné raison !
Mais les classes populaires et moyennes qui se détachent de Sarkozy vont-elles aller vers lui, qui ne parvient pas à constituer d'équipe ? Les perspectives sont plus souriantes aujourd'hui qu'hier : pour les élections européennes, ce sera plus facile qu'aux municipales avec la proportionnelle régionale. Et puis les militants n'ont pas déserté: alors que UMP et PS perdent plus de 30 % de leurs adhérents. Un constat le ravi : les foules déçues du sarkozysme ne se tournent pas d'enthousiasme, il s'en faut, vers une gauche préoccupée d'abord de ses affrontements nombrilistes.
Bayrou, sûr de son coup, a prophétisé un éclatement du PS dont il attend avec impatience les retombées. Ca ne dépend pas de lui certes, et si le Parti socialiste échappait à ses démons de la division, là ce serait plus coton. Le patron du Modem n'est donc pas maître de son destin et paraît parfois plus enclin à accrocher sa charrue à sa bonne étoile qu'à creuser profond son sillon pragmatique. Mais Bayrou a le sourire confiant des nouveaux évangélistes qui ont vu Dieu ou la mort de près : il décrit avec sérénité le long chemin ouvert devant ses pas. Un chemin difficile, escarpé, un chemin d'épreuves souvent et de croix parfois, mais il avait prévu l'échec du sarkozysme, puis la fracture de la gauche et enfin sa percée. Il y a près de 20 ans, il me disait et me répétait en privé : « je créerai une force autonome, je me présenterai à la présidentielle : la première fois, je ferai un score à un chiffre, la seconde fois, ce sera à deux chiffre, la troisième fois, je gagnerai… ». Il y croit… Vous comprenez pourquoi Sarkozy, Copé et les autres veulent l'enterrer vivant.
Lundi 12 Mai 2008 - 13:39
Nicolas Domenach
15:33 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
11 mai 2008
La cible... suite
Chers amis,
En écho à notre précédent post, vous trouverez ci-dessous l'idée de Mme Albanel, ministre de la Culture et de la Communication. Nous vous laissons juges de ses propos.
AP - il y a 1 heure 20 minutes
PARIS - En pleine polémique autour des critiques que Nicolas Sarkozy aurait émises contre certains médias, la ministre de la Culture Christine Albanel suggère dans "Le Journal du dimanche" que l'Agence France Presse (AFP) pourrait diffuser l'intégralité des communiqués de presse des partis et des organisations syndicales. La société des journalistes de l'AFP s'insurge contre l'idée, estimant qu'"on n'est plus dans le domaine du journalisme".
Selon le "JDD", le principe de ce "service supplémentaire" de l'AFP est inclus dans le projet de loi autorisant les journalistes à ne pas divulguer leurs sources, que Mme Albanel et la ministre de la Justice Rachida Dati présenteront à l'Assemblée nationale la semaine prochaine. La ministre de la Culture juge que les partis et syndicats pourraient ainsi exprimer "plus largement et de façon totalement neutre leurs points de vue".
Ces communiqués apparaîtraient "sur un espace spécifique et facilement accessible, selon des modalités à préciser et à organiser", précise-t-elle, avant d'ajouter qu'elle soumettra cette idée au président de l'AFP vendredi.
Christine Albanel assure toutefois que ce "service" ne se substituerait "en aucun cas au travail de rédaction et d'éditorialisation des journalistes de l'AFP sur les sujets politiques ou sociaux quand ils le jugent nécessaire et pertinent".
Christophe Beaudufe, représentant de la Société des journalistes (SDJ) de l'AFP, s'est élevé contre un mélange des genres. "Notre travail de journaliste, c'est de faire une information vérifiée, recoupée et remise dans son contexte", a-t-il rappelé sur France-Info, on "ne publie jamais un communiqué, on traite un communiqué".
Pour ce journaliste, l'idée de Mme Albanel est "un peu curieuse et pas très pratique car il y aurait des centaines de communiqués". "Créons une boîte aux lettres géante où tout le monde viendra mettre ses communiqués, et on verra bien ce qu'il en ressortira", suggère-t-il, "mais on n'est plus dans le domaine du journalisme".
21:58 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
Conseil municipal
Chers amis,
Nous vous informons que la prochaine séance du conseil municipal se tiendra le lundi 26 mai à 19h à l'Espace Victor-Hugo.
21:55 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
10 mai 2008
La cible
Chers amis,
Les temps changent pour le Président. Ainsi NS s’en est-il pris à la presse devant les parlementaires UMP. Bien satisfait pendant des mois alors que les journalistes lui dressaient des lauriers, voilà que le vent commence à tourner et que certains d’entre eux reprennent leur plume pour condamner certaines de ses actions. Du coup, NS stigmatise ceux d’entre eux qui l’ont lâché. Remarquons en passant qu’il n’a cité que quelques titres de journaux, ce qui laisse supposer que les autres font bien leur boulot, à savoir porter la bonne parole. Le plus emblématique est le coup porté à l’AFP, condamnée parce que ne relayant pas les communiqués de presse émanant de l’UMP. A ce que l’on sache, l’AFP n’est l’organe de communication de personne, et surtout pas des partis politiques. Ceci démontre bien la manière de voir de certains, qui, une fois arrivés au pouvoir, décident de mettre tout le monde au pas et voudraient se servir comme si tout leur appartenait. Or nous ne sommes pas dans une monarchie d’Ancien Régime même si parfois on peut se poser la question. Espérons simplement que de plus en plus de journalistes retrouvent leur liberté de parole et n’hésitent pas à se montrer plus justes. Et ce n’est pas parce que l’on est l’ami des grands chefs d’entreprise de ce pays qu’il faut se sentir libre de brider la presse. L’accès à l’information est un droit indispensable qui permet de se forger une opinion. NS honorerait la France en se montrant plus respectueux de ses concitoyens.
10:28 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
05 mai 2008
François Bayrou sur la réforme constitutionnelle
Lors de son audition par la commission des Lois de l'Assemblée nationale, aujourd'hui lundi 5 mai, François Bayrou a annoncé qu'il présenterait, au cours de l'examen du projet de loi de réforme constitutionnelle, des amendements pour introduire une dose de proportionnelle aux élections. Il s'est aussi prononcé sur le "droit d'expression du chef de l'Etat devant le Parlement" et a exprimé son regret concernant l'absence de tout élément sur "l'indépendance des médias à l'égard de l'Etat et des puissances d'argent"....
Concernant l'amendement qu'il compte déposer sur l"introduction d'une dose de proportionnelle aux élections, François Bayrou a déclaré devant la commission des lois de l'Assemblée nationale : "Si l'on ne touche pas au principe de représentation, toutes les autres dispositions contenues dans le texte sont de pure façade".
Après avoir annoncé que les parlementaires de son groupes (3 députés, 10 sénateurs) ne voteront pas la réforme sans introduction du scrutin proportionnel, il a plaidé pour une "représentation peut-être pas proportionnelle mais qui ne soit pas symbolique". Le mode de scrutin ne fait toutefois pas partie de la réforme de la Constitution.
François Bayrou a ensuite expliqué à nouveau qu'il ne "faisait pas" du droit d'expression du chef de l'Etat devant le Parlement "une affaire théologique". "Mais cela doit être devant le Congrès", a-t-il argué. S'il vient "devant l'Assemblée nationale, il faut qu'il écoute ce qu'elle a a dire". "Il faut qu'il y ait débat, sans vote", a-t-il précisé.
M. Bayrou s'est dit par ailleurs "en désaccord sur le fait qu'il faille déclarer qu'on soutienne le gouvernement", comme le prévoit l'article 1er du projet de loi. "Je suis incapable de dire si je soutiens ou non le gouvernement car cela dépend du gouvernement et de ce qu'il fait", a-t-il dit en jugeant par ailleurs cette disposition "en contradiction avec le fait que la Constitution proscrit le mandat impératif" des élus.
Il a par ailleurs jugé qu'"il manque à cette réforme un paragraphe sur l'indépendance des médias à l'égard de l'Etat et des puissances d'argent", en promettant un amendement en ce sens.
M. Bayrou a enfin précisé qu'il avait demandé d'intégrer la commission des lois afin de participer à l'examen du projet de réforme.
21:15 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
03 mai 2008
Règlement intérieur
Projet mis en ligne le samedi 3 mai (le texte qui sera proposé au Conseil national du 14 mai sera adopté par le bureau exécutif du 6 mai). Pour nous envoyer vos contributions sur le règlement intérieur national : reglement-interieur@lesdemocrates.fr. Rappel : Jeudi 8 mai, de 14h00 à 18h00, réunion de travail ouverte à tous les adhérents sur le règlement intérieur autour de François Bayrou, au siège du Mouvement Démocrate.
21:01 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
30 avril 2008
Réunion de travail
Jeudi 8 mai, de 14h00 à 18h00, réunion de travail ouverte à tous les adhérents sur le règlement intérieur autour de François Bayrou, au siège du Mouvement Démocrate.
22:08 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
28 avril 2008
Concurrence et pouvoir d'achat
Chers amis,
Dans la lutte pour le pouvoir d’achat, le gouvernement a décidé d’augmenter la concurrence et de faciliter l’installation des grandes surfaces de distribution. Autant dire que nous sommes assez sceptiques face à cette mesure. En effet, rien ne garantit que les distributeurs ne s’entendront pas entre eux pour décider de leurs lieux d’implantation ou bien sur les prix à appliquer. Qui plus est, le renforcement des grandes marques de distribution risque d’accroître leur pression sur les petits producteurs. Enfin, ceci accélèrera la désertification des centre-villes où les petits commerces disparaîtront. Et avec eux disparaîtra également toute une vie de proximité. Il n’est qu’à voir l’état du commerce local à Dugny pour imaginer ce qui se profile à l’horizon. Ainsi, au Blanc-Mesnil, l’ouverture des Halles Auchan a déstabilisé le commerce local dans le quartier des Tilleuls. La décision gouvernementale a au moins un mérite, celui d’ouvrir un débat sur un choix de société : veut-on créer des villes désertées de leurs commerces et entourées de multiples centres commerciaux anonymes, où se retrouveront les mêmes enseignes ? Ou bien souhaite-t-on un équilibre harmonieux entre grandes surfaces et commerces de proximité ? Et le citoyen-consommateur devient l’alibi d’une plus grande libéralisation. Le proche avenir nous dira s’il est vraiment gagnant…
20:29 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
26 avril 2008
Compte-rendu de la réunion du 26 avril
François Bayrou a présenté le Mouvement démocrate comme le seul "défenseur du pluralisme" en France samedi matin, à l'ouverture de la Convention des élus démocrates. "Il n'y a plus désormais qu'un mouvement politique qui soit le défenseur du pluralisme en France, et c'est ici qu'il se trouve". Rappelant la moyenne de 15,9% réalisée par les 350 listes autonomes du MoDem au premier tour des municipales dans les villes de plus de 10.000 habitants, "véritable exploit". "Nous avons eu du mal entre les deux tours, et sans doute ai-je une part de responsabilité, à faire entendre la voix de la raison, là où ne s'exprimait que la voix de la passion et de l'affrontement". Il a aussi estimé que « les deux prochaines élections, européennes et régionales, offrent une place au MoDem, en tout cas si l'on ne change pas le mode de scrutin, car on nous annonce des manoeuvres supplémentaires pour rendre notre tâche politique encore plus difficile ». M. Bayrou faisait allusion à la volonté exprimée par le Premier ministre François Fillon de modifier le mode de scrutin régional. « Il n'est "pas possible qu'un pays comme le nôtre ne soit placé que devant deux projets, ceux de l'UMP et du PS ! C'est comme si on voulait perpétuellement écrire l'avenir en noir et blanc". Il faut au moins un troisième projet, plus équilibré, plus créatif, plus novateur. "Nous avons passé le Cap Horn", a assuré le sénateur-maire d'Arras, Jean-Marie Vanlerengerghe. "Nous avons devant nous une mer beaucoup plus calme, on voit pointer le cap de Bonne-Espérance".
17:37 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note


