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29 décembre 2007

Intervention de François Bayrou sur Europe 1

Mort de Benazir Bhutto, François Bayrou ressent la même émotion que pour la mort du commandant Massoud

François Bayrou était l'invité de Fabien Namias sur Europe 1, le 29 décembre, afin de dresser un premier bilan de l'année écoulée. Il fut néanmoins question de la situation internationale et le président du Mouvement démocrate a exprimé à nouveau sa peine après la mort de Benazir Bhutto : « C'est une chose épouvantable, épouvantable et préparée » ajoutant « avoir ressenti la même chose que dans le cas de la mort du commandant Massoud». « On a l'impression de quelque chose d'irréversible » a précisé François Bayrou face à « ce fanatisme qui ne lâche pas sa proie. »

Revenant sur la campagne présidentielle, le président du Mouvement démocrate a notamment souligné que « des milliers de Français avaient vu un chemin » dans son projet et que cet espoir demeurait. Interrogé sur la période complexe qu’il traverse, François Bayrou a nuancé l’expression « traversée du désert » soulignant le nombre grandissant de femmes et d’hommes qui l’encouragent à tenir.

Le président du Mouvement démocrate est revenu sur les deux principales raisons qui le séparent de Nicolas Sarkozy relevant en premier lieu « la liaison perpétuelle avec les grandes puissances financières et d’argent » dénonçant « une intimité malsaine ». « Le choix d’étaler complaisamment ses relations avec les milieux de l’argent confirme toutes les réserves qui étaient les miennes » a-t-il ajouté.
François Bayrou a par ailleurs souligné ses fortes réserves en matière de politique étrangère : « Au lieu d’avoir une France en résistance, nous avons une France complaisante » citant en exemple le voyage en Chine ou les relations avec Georges Bush. Il a dénoncé « une rupture » avec « le message » et « la mission » de la France.

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