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26 février 2008

Et maintenant, il ment !

Chers amis,
 
Vous trouverez ci-dessous un article paru sur le site de Marianne www.marianne2.fr qui se dispense de tout commentaire supplémentaire...
«Le président s'explique», titre en une le Parisien qui a eu l'excellente idée d'inviter Nicolas Sarkozy à répondre à un panel de lecteurs. Et qu'a dit le Président selon le quotidien ? C'est titré sur deux pages : « J'aurais mieux fait de ne pas lui répondre. » C'est d'ailleurs de cette façon que, mardi 26 février, les radios et télévisions ont repris l'info.

Oui, mais est-on bien sûr que le Président a prononcé cette phrase ? Ce matin, Dominique de Montvalon, le directeur adjoint de la rédaction du Parisien, est allé sur tous les plateaux expliquer pourquoi le Parisien a accepté de rajouter la fameuse phrase de regret, qui a été rajoutée par le cabinet de l'Elysée au moment de la validation de l'interview : « A l'origine, a expliqué Dominique de Montvalon, le Président a répondu sur le thème « Je persiste et signe ». En gros il nous a dit : «Un Sarkozy quand on le cherche on le trouve que ce soit à l'école ou à l'Elysée. Quand on veut pas me serrer la main pourquoi se mettre sur mon chemin ?». La phrase ajoutée marque un changement de ton. Au cours de la journée l'Elysée a pris la mesure de l'impact de ce qui s'était passé et nous avons récupéré la version finale de l'interview le soir très tard juste avant de boucler le journal. La phrase est devenue le titre parce qu'elle est forte. »

Ce sont des lecteurs du Parisien présents lors de la rencontre qui ont alerté les médias sur le fait que le Président n'avait pas prononcé cette phrase. Pour des journalistes, l'incident est banal : il arrive fréquemment que des personnalités interviewées ajoutent un mot ou une phrase au moment de la validation d'un entretien. Mais pour des lecteurs simplement attachés à la vérité des faits, ce rajout est choquant voire, comme l'a dit un auditeur d'Europe 1, marque le manque d'indépendance de la presse. Dominique de Montvalon a d'ailleurs indiqué que le Parisien allait publier mercredi la réponse originelle du Président.

En tout cas, l'incident montre qu'en matière de communication, le Président, dont on saluait autrefois la vista, a perdu la main. Il a fallu, cette fois-ci, que l'un de ses communicants imagine la phrase de regrets, puis le convainque de son intérêt pour, qu'in fine, le Président finisse par obtempérer… et que le Parisien puisse faire sa une sur une « repentance du Président » qui ne s'est pas produite devant ses lecteurs.

Mardi 26 Février 2008 - 13:05
Philippe Cohen

Commentaires

Pourquoi voulez-vous que NS présente ses excuses ?! Il n'en a cure, c'est le fait du Prince, son bon plaisir...
De la part de la com' du Château, on a l'impression d'être embarqué dans une folle équipée pour tenter de sauver les meubles !!!
L'affable Docteur S. marque le pas, son vrai visage, Mr Jeckyll apparait...
Quelle surprise nous reserve maintenant notre Président ?

Ecrit par : erwan | 26 février 2008

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