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20 mars 2008
Débat sur l'euthanasie
Chers amis,
Chantal Sébire est décédée hier. Cette dame avait bouleversé la France entière ces dernières semaines en nous faisant part de sa souffrance due à la maladie et de son envie de quitter cette vie. Malheureusement d’autres en ont décidé autrement en lui refusant le recours à l’euthanasie active. Combien de Vincent Humbert et de Chantal Sébire faudra-t-il pour que dans notre pays soit lancé un véritable débat sur l’euthanasie ? Lorsqu’une personne est confrontée à une maladie incurable pourquoi s’acharner à la maintenir en vie contre son gré ? Chacun devrait avoir le droit de partir dans la dignité si tel est son souhait. Car en plus de la douleur ressentie par la victime, n’oublions pas sa famille et son entourage qui assistent impuissants à la dégradation irrémédiable de son état de santé. Espérons que le décès de Mme Sébire puisse au moins servir à créer un débat et que l’on sorte de l’hypocrisie dans laquelle notre pays se trouve face aux maladies incurables.
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Commentaires
Notre devise républicaine (et oui quoiqu'on en dise nous sommes encore en République, la monarchie de droit divin arrive lentement mais sûrement...) est Liberté, Egalité, Fraternité.
Retenez bien ce premier mot, 'Liberté' !
Qu'est elle devenue en France de nos jours, la liberté.. elle n'existe plus !
Cette femme réclamait le droit de mourrir car elle vivait un enfer, c'était son choix personnel, raisonné, elle ne souffrait d'aucune aliénation, son jugement n'était donc pas perturbé.
Sa liberté a elle, c'était la mort, on la lui a refusée.
On a voulu porter l'affaire aux tribunaux pour retarder l'échéance, vaste fumisterie ! Le droit français interdit l'euthanasie (cf. Code Civil), il était donc normal que le Procureur de la République près la Cour d'Appel requiert et obtienne de ses pairs, l'interdiction de mourrir.
La présidence de la République a voulu contre-expertiser par un grand professeur en médecine le cas de Mme Sébire (est-ce à dire qu'un médecin ou un professeur non renommé soit moins bon que son prestigieux confrère ?!), pour une nouvelle fois retarder l'échéance...
Mme Sébire a fait preuve d'un courage exemplaire dans sa maladie, elle voulait juste partir sans souffrir. Elle nous a quitté, peu importe qu'elle se soit suicidée parce qu'on lui a refusé ce droit, peu importe que sa mort soit due à sa maladie, peu importe que son décès soit dû à un abattement et à un désespoir tels que son esprit a entrainé son corps vers la fin.
Laissons-là reposer en paix maintenant.
Sa mort, comme celle de Vincent HUMBERT, doit servir à faire évoluer l'esprit des gens et la législation française sur le droit et la liberté de mourrir lorsque la maladie déclarée et incurable devient trop handicapante à vivre.
Que Dieu ait son âme !
Ecrit par : erwan | 20 mars 2008
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